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jeudi 12 mars 2009

CTP du 4 février 2009

Bibliothèques : organigramme

Nous avons demandé le report du vote sur l’organigramme car l’administration ne présente pas de fiches de poste, contrairement aux procédures en vigueur, car un référentiel métier Ville du Havre va être élaboré par le service GPEC et il serait illogique de présenter des fiches de poste qui pourraient être rapidement dépassées.

Si l’architecture de l’organigramme proposé nous semble mieux correspondre au fonctionnement et être plus adapté aux enjeux actuels de la lecture publique, nous craignons que sous couvert d’intitulés nouveaux, les missions de chaque poste ne soient redéfinies. Certains postes d’adjoint du patrimoine (catégorie C) ont récemment été publiés avec des missions et des tâches qui relèvent statutairement du grade d’assistant ou assistant qualifié du patrimoine (catégorie B). C’est en partie lié au fait que de plus en plus de collègues sont surdiplomés (bac, bac+2 avec le DUT métiers du livre) pour les postes d’adjoint du patrimoine. Sous couvert de permettre à ces collègues d’évoluer et de se former, ils sont souvent mis à contribution pour effectuer des missions d’assistant. Si nous ne nions pas l’intérêt à progresser, on peut se demander si en revanche (et en l’absence de postes au concours !) les collectivités (car la Ville du Havre n’est pas une exception dans ce domaine) ne vont pas avoir tendance à recruter de plus en plus de C pour effectuer les missions des B. Car ça coûte moins cher…

L’administration a refusé le report du vote de l’organigramme car « la discussion a beaucoup traîné » et reporter reviendrait à priver les nouveaux responsables de pôle d’un régime indemnitaire (RI) spécifique. Nous avons répondu qu’il était tout à fait possible de représenter l’organigramme avec les fiches de poste (qui feront suite au travail sur le référentiel métier mis en œuvre par le service Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences GPEC) et d’appliquer le nouveau RI de façon rétroactive pour ne pas léser les collègues.


Les élus CGT n’ont pas pris part au vote (NPPV)


Bilan des contrats aidés (contrats d’avenir, adultes relais, contrats d’accompagnement à l’emploi)

Sur ce sujet nous rappelons que la CGT s’oppose à la précarité dans la fonction publique, et ce d’autant plus que le contexte actuel est très dur, avec des milliers de licenciements dans l’agglomération.

La population havraise a besoin de services publics qui fonctionnent dans la durée. La Ville embauche des contrats aidés pour faire face à des besoins en réalité permanents. En effet, d’une année sur l’autre, les contrats aidés se succèdent, au gré des sigles inventés pour le traitement social du chômage.

Pour notre part nous défendons le principe de l’emploi statutaire qui seul permet d’assurer la continuité du service public, l’insertion durable des demandeurs d’emploi et un déroulement de carrière pour l’agent.

La rémunération des contrats d’avenir est scandaleusement basse puisqu’elle s’établit à 786€ net par mois, pour 26 h : c’est un CDD à temps partiel qui ne permet pas aujourd’hui de vivre décemment. Faut-il rappeler que pour pour l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale le seuil de pauvreté est de 817 € par mois pour une personne seule…

Ce bilan donne lieu à une information donc pas de vote.


Questions diverses : souffrance au travail

Les élu-e-s CGT ont lu une déclaration sur la souffrance au travail, réitérant notre demande d’une expertise indépendante sur les risques psychosociaux à la Ville du Havre : l’employeur a une obligation de prévention des risques professionnels et ceux-ci ne se résument pas au port des équipements de sécurité !

Contrairement à ce que laisse entendre l’administration, il ne s’agit pas pour nous de crier au loup et de dénoncer une situation digne du « bagne » (le mot n’est pas de la cgt) mais bien d’exiger que toutes les mesures soient prises pour prévenir et régler des problèmes qui se posent dans certains services et qui peuvent conduire à des drames.

Nous refusons la réponse qui vise à faire porter la responsabilité des situations difficiles sur les seuls agents en souffrance : l’administration répond systématiquement que les agents importent leurs problèmes personnels au travail ! Pour nous, cette réponse n’est pas acceptable, car elle écarte d’emblée la prise en compte de risques spécifiques liés au travail.

Face à la demande de 11 élu-e-s du personnel (sur 12) CGT et CFDT, l’administration répond qu’on mènera une réflexion en interne, avec l’appui du psychologue du travail. Cela ne répond pas à notre demande !

Car comme l’ont noté les représentant-e-s syndicaux, si l’administration est convaincue que tout va bien dans tous ses services, on se demande pourquoi elle n’accède pas à notre demande… alors que des audits ou des expertises extérieures, dans d’autres domaines, elle en commande beaucoup.




jeudi 29 janvier 2009

Public-privé : le 29 janvier tous en grève !

GREVE INTERPROFESSIONNELLE
Jeudi 29 janvier
Public-privé : tous ensemble !

Manifestation 9h30 à Franklin
AG 14h30 à l'université




Tract CGT et UFICT-CGT des territoriaux du Havre
TRACT 2009-01-29 V3

vendredi 9 janvier 2009

Colloque sur les risques psychosociaux

Pour visionner les vidéos d'un colloque sur le thème "Santé au travail : les pièges des risques psychosociaux" organisé par la revue Santé et travail : c'est ici.
Pour un aperçu, voilà l'intervention de Serge Volkoff.



mardi 7 octobre 2008

Création de L'ASD.Pro : association Nationale d'aide aux victimes et aux organisations, confrontées aux Suicides et Dépressions Professionnels

La souffrance au travail :

Un salarié sur trois déclare éprouver une souffrance au travail. Les suicides et les dépressions professionnels qui parfois en découlent prennent une ampleur inquiétante.

Au delà des statistiques, syndicalistes, experts, médecins, inspecteurs du travail, acteurs pouvant être eux-mêmes parfois victimes, témoignent chaque jour de la réalité et de l'ampleur du problème.

Les causes de ces suicides et dépressions professionnels sont liées aux organisations du travail et au mode de gouvernance des entreprises.

Les salariés confrontés à ces organisations du travail délétères se disent démunis, seuls, et parfois se considèrent « coupables » de la situation. Ces situations déclenchent des troubles psychiques et peuvent notamment conduire à la dépression, voire au suicide. Or comme il s'avère souvent impossible de mesurer ou quantifier la part qui revient au travail et celle qui incombe à la sphère privée, cela conduit la plupart du temps à la négation des causes professionnelles ; le principe d'imputabilité est ainsi remis en cause. Il ne s'agit donc pas de quantifier les origines mais de reconnaître que le travail a pris une part dans les pathologies, voir e la mort, de salariés.

Dans le milieu de la recherche en santé au travail, le lien est clairement établi entre atteintes à la santé mentale (et ses dérivées en terme de santé physique et sociale) et l'organisation du travail (dans ses différentes facettes : charge de travail, effectifs, collectifs de travail, délais, mode de coopération, etc...).

Par contre, paradoxalement, quand ce type de situation se présente, la reconnaissance de ce lien avec le travail n'est ni établie, ni recherch ée . Dans la plupart des situations, ces phénomènes sont donc renvoyés à l'individu : c'est l'individualisation des problèmes qui est privilégiée et qui explique une « psychologisation » de l'approche (renforcée par une médicalisation souvent nécessaire), mais qui occulte les dimensions sociales et organisationnelles des causes de ces risques. Cela conduit aussi à la « victimisation » qui ne fait plus appel à la conscience et à la compréhension mais à la plainte ou au soutien.

En conséquence, toute approche préventive est exclue, au profit d'un principe de « gestion » (individuelle) et/ou de « réparation » (médicale et paramédicale) de ces risques.

Les buts de l'association ASD.Pro :

L'association vise ainsi à agir avec tous ceux qui le souhaitent, pour établir le lien, au cas par cas, entre souffrance mentale et travail, lorsque cette souffrance conduit à la pathologie, voi re la mort, pour des salariés.

Pour cela, trois types d'action seront développés :

1- Agir avec des victimes (ou leurs ayants droits) et organisations touchées par les suicides et dépressions professionnels, afin d'aider à montrer et démontrer le lien avec le travail, au cas par cas. Cette action pourra dans certains cas être concrétisée par un soutien actif lors des actions en justice afin de faire reconnaître la maladie professionnelle ou l'accident du travail et par une assistance afin de préserver les familles du conflit d'intérêt pouvant surgir lors de toute expertise.

Cela signifie concrètement à aider les salariés à monter leur dossier de reconnaissance MP ou AT devant les CPAM-CRAM, les CRRMP ou les tribunaux compétant au civil ou au pénal suivant les cas.

Et à aider aussi les syndicats de salariés (et les CHSCT) ou les organisations de professionnels (du travail, de la santé…) lorsqu'elles sont confrontées à de telles démarches ou lors de demandes d'expertises en veillant à ce que de telles expertises n'aient pas pour but de contrecarrer l'intérêt des salariés.

2- Diffuser de l'information et organiser de la formation à partir des connaissances existantes et à partir de celles produites dans le cadre des activités de l'association.

3- Créer des liens avec des acteurs sociaux et institutions pour agir de manière préventive, donc transformer le travail

L'association vient de se créer son siège est à CHINON(37). Mais elle vise à devenir une association nationale avec des structures locales (Associations départementales ou régionales). Son président actuel est Michel LALLIER.

Les membres actuels sont : Michel Bourdon contrôleur du travail à Angers, Dominique Huez médecin du travail, Frédérique Guillon ergonome (secrétaire de l'assoc.), Christine Guillon salariée secteur privé, Patricia Le Gall avocate à Nantes (trésorière de l'assoc), France Urgon salariée du trésor Public et secrétaire de l'UL-CGT.

ASD.Pro

A ssociation d'aide aux victimes et aux organisations, confrontées aux Suicides et Dépressions Professionnels .

Téléphone : 06 30 25 11 12

Courriel : asd.risquepro@gmail.com

samedi 4 octobre 2008

Intervention de Annie Thébaud-Mony (Mai 2008) : Le travail, lieu de violence et de mort

A écouter ! Tiré du site de la Fondation Copernic
http://www.fondation-copernic.org

samedi 13 septembre 2008

Souffrance au travail : interview de Dominique HUEZ, médecin du travail

Un chat à lire sur le site du Monde où il est question de stress, d'organisation du travail, de management, du rôle de l'encadrement, des risques psychociaux, du suicide au travail... et des responsabilités des employeurs.
A lire également sur le sujet le dossier spécial de la revue Sciences humaines (sept/oct/nov 2008) intitulé Malaise au travail. On en trouve quelques extraits sur le site de la revue ici.

lundi 23 juin 2008

Suicides au travail : interview de Christophe DEJOURS, psychiatre

Un entretien très instructif avec Christophe DEJOURS, auteur notamment de Souffrance en France (Seuil), sur le Monde.fr.
Extraits :

A partir de là, quel mécanisme se met en place pour aboutir à la souffrance au travail, qui peut se traduire, dans sa phase ultime, en suicide ?

Le suicide est l'aboutissement d'un processus de délitement du tissu social qui structure le monde du travail. Une organisation du travail ne peut pas être réductible à une division et à une répartition des tâches, froides et rationnelles, évaluables à tout instant. Dans le réel, les choses ne fonctionnent jamais comme on l'avait prévu. Elle doit reposer également sur le "vivre ensemble". Lorsqu'on se parle, qu'on s'écoute, qu'on se justifie autour d'un café, c'est là qu'on dit des choses qu'on n'évoque jamais dans un cadre plus institutionnel : on critique la hiérarchie, on parle de ce qui ne marche pas, de ce qui fait difficulté et de ce qui irrite, bref on fait remonter le réel, qui est souvent décalé par rapport à la façon dont le management voudrait que ça marche.
(...)
Le système des évaluations individuelles entretient-il cette dégradation de l'organisation du travail ?

Les systèmes d'évaluation cassent le collectif. Les gens n'ont plus les moyens et les conditions psychologiques pour délibérer, faire remonter les problèmes, participer à l'activité obligatoire, parce qu'il faut à tout prix atteindre des objectifs. Travailler sous cet angle, c'est échouer. En fait, dans le meilleur des cas, les évaluations ne mesurent que le résultat du travail, elles ne reposent que sur ce qui est visible, quantifiable et objectivable. Or le travail n'est pas ce qu'on croit. Il ne se limite pas au temps qu'on passe dans l'entreprise.

(...)

La remise en cause du système des évaluations, du management par le stress, est-elle compatible avec la compétition mondiale ? Certains parlent de guerre économique...

Il n'y a pas de guerre économique. Dans nos pays, de l'argent, on n'en a jamais eu autant que maintenant. La France n'a jamais été aussi riche. Ce n'est pas le manque de moyens qui nous empêche de faire des efforts et des progrès dans l'organisation du travail. Ce qui manque, c'est une volonté politique, capable de remettre à plat des processus qui sont en train de créer une casse sociale sérieuse. Les suicides en entreprise, de plus en plus nombreux, sont un signal d'alarme inquiétant sur la pérennité du système. (...)

Pour lire tout l'article, cliquez ici

Souffrance au travail : analyse de François DESRIAUX

Stress au travail : un rapport contesté
Soupçons de conflit d'intérêt, éviction du travail de la problématique, consensus contreproductif... Le rapport sur les risques psychosociaux remis au ministre du Travail le 12 mars est loin de faire l'unanimité. L'analyse de François Desriaux, rédacteur en chef du magazine Santé & Travail.
Trouvé sur le site de la revue Alternatives économiques